Ce guide met en lumière un point essentiel pour réussir la transition vers une économie plus circulaire : les compétences humaines et la formation sont au cœur du changement. Transformer nos modèles économiques — pour prolonger la durée de vie des produits, réduire les déchets et répondre aux enjeux environnementaux — ne se fera pas sans professionnels qualifiés dans des domaines comme la réparation, le reconditionnement, l’écoconception, l’approvisionnement durable ou encore le marketing responsable. Le rapport souligne l’urgence de développer des programmes de formation robustes pour combler ce déficit de compétences dans un contexte où un très grand nombre d’emplois (notamment techniques) doivent évoluer ou être créés.
Le guide explore ensuite les freins actuels à la montée en compétences : une offre de formation encore insuffisante et souvent peu visible, des métiers techniques qui peinent à attirer et former des profils adaptés, ainsi que des lacunes dans la formation initiale comme continue. Il montre aussi que l’évolution vers une économie circulaire implique non seulement des savoir‑faire techniques (réparation, maintenance, diagnostic), mais aussi des compétences transversales comme la capacité à travailler en collaboration, à intégrer des critères de durabilité dans les processus ou à piloter des projets complexes.
Pour répondre à ces défis, le guide propose des pistes concrètes et des recommandations claires. Parmi elles : structurer l’offre de formation pour qu’elle soit plus visible et adaptée aux besoins réels des entreprises, développer des parcours en alternance et des certificats professionnels liés aux métiers circulaires, mutualiser les ressources entre organismes pour accélérer le déploiement des formations, et favoriser des partenariats entre entreprises et centres de formation. Le document invite également les décideurs publics à soutenir ces efforts — par des politiques d’accompagnement, des financements ciblés et une meilleure reconnaissance des compétences nécessaires à l’économie circulaire. L’objectif global est de montrer que le développement des compétences n’est pas une étape secondaire, mais un levier stratégique pour transformer en profondeur les pratiques et accélérer la transition vers une économie durable.




